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2.Luminescence d’assemblages de coordination avec des organométalloligands.

publié le , mis à jour le

I- Chaînes et polymères de coordination
Notre groupe a tout récemment préparé une nouvelle famille de complexes organométalliques quinonoïdes de rhodium et d’iridium. Ces composés ont été utilisés comme ligands assembleurs appelés « organométalloligands » pour édifier de nouveaux assemblages de coordination luminescents. De manière remarquable, les chalcogènes présents dans ces organométalloligands sont très nucléophiles et peuvent par conséquent coordonner une large gamme de chromophores à base de métaux de transition tels que du Cu(I), Ag (I), Ru(II), Pt(II), Rh(III) et Ir(III). De plus, une méthode efficace de préparation des organométalloligands soufrés (E= S) mise au point au laboratoire, a permis de stabiliser et isoler pour la première fois l’ortho- et la para-dithiobenzoquinone, des intermédiaires extrêmement réactifs dont l’existence n’était qu’hypothétique jusqu’à lors.

Figure : Complexes o- et p-quinonoïdes, des organometalloligands ACIE 2008, 47, 1372.

Les complexes de la dithiobenzoquinone (X=S) sont particulièrement importants en raison de leur forte affinité pour les métaux de la deuxième et troisième période. En effet, leur utilisation a permis de préparer une nouvelle famille de complexes polypyridines platine(II) montrant d’importantes interactions π–π et Pt(II)•••Pt(II) responsables de propriétés de thermochromisme et de photoluminescence (Collaboration avec Prof. V. W. W. Yam). Ces composés sont de sérieux candidats pour la préparation de dispositifs optoélectroniques.

Figure : Photoluminescence/thermochromisme d’une chaîne de Pt(II) Dalton Trans. 2007, 3526.

De plus nous avons isolé le premier exemple d’un complexe diselenobenzoquinone (E= Se) π-coordiné. La structure moléculaire a été confirmée par diffractions aux rayons-X. D’autre part, cette molécule présente de propriétés antitumorales comparables au cis-platine. Ce travail a fait l’objet de la couverture du journal prestigieux Angewandte Chemie.

Figure : Structure moléculaire du p-diselenobenzoquinone as a πcomplexé : ACIE 2010, 49, 7530.

II. Assemblages octaèdriques chiraux

Une autre famille de nouveaux assemblages bimétalliques chiraux d’Ir(III), Rh(III) et Ru(II) a également été préparée en employant les organométalloligands oxygénés o-quinonoïdes. Ces édifices présentent d’importants phénomènes de photoluminescence et le dédoublement des deux énantiomères est en passe d’être réalisé au laboratoire en utilisant une stratégie de contre ion chiral.

Figure : Assemblages bimétalliques luminescents chiraux (M = Rh, Ir) à organométalloligands o-quinonoïdes. Organometallics 2009, 28, 397. Inorg. Chem. 2010, 49, 10762.

III-anion-π dans les organométalloligands quinonoides.

Par ailleurs, nous avons tout récemment mis en évidence une propriété singulière des organométalloligands quinonoïdes. En effet, bien qu’étant des molécules neutres, ces dernières interagissent fortement par le fragment Cp* avec des anions. Par exemple dans la structure présentée dans la figure ci-dessous, une interaction remarquable se développant entre le ligand Cp* du complexe [Cp*Ir(η6-C6H2O4)-(BF2)2] et l’anion triflate (CF3SO3‾) est observée. L’originalité de ce travail a été reconnue par une sélection en couverture de la revue Eur. J. Inorg.

          

Figure.Interaction anion-π entre (CF3SO3-) et l’espèce neutre [Cp*Ir(η6-C6H2O4)-(BF2)2]. Eur. J. Inorg. Chem. 2009, 3679.

Nos efforts futurs dans ce thème de recherche sont orientés vers la préparation et l’utilisation d’organométalloligands quinonoïdes tétradentates pour l’élaboration de réseaux de coordination chiraux luminescents.